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Tableau 1 – Affections dues au plomb et à ses composés

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Page mise à jour le 18/03/2020 par Association d'Aide aux Victimes de France

Affections dues au plomb ou à ses composés

Tableau n° 1 En savoir plus sur cet article…

Modifié par Décret n°2008-1043 du 9 octobre 2008 – art. 1

Affections dues au plomb et à ses composés


DÉSIGNATION DES MALADIES

DÉLAI DE PRISE EN CHARGE

LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX

susceptibles de provoquer ces maladies

A. Anémie (hémoglobine sanguine inférieure à 13 g / 100 ml chez l’homme et 12 g / 100 ml chez la femme) avec une ferritinémie normale ou élevée et une plombémie supérieure ou égale à 800 µg / L, confirmée par une deuxième plombémie de même niveau ou par une concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 40 µg / g d’hémoglobine.3 moisExtraction, traitement, préparation, emploi, manipulation du plomb, de ses minerais, de ses alliages, de ses combinaisons et de tout produit en renfermant.
B. Syndrome douloureux abdominal apyrétique avec constipation, avec plombémie égale ou supérieure à 500 µg / L et confirmée par une deuxième plombémie de même niveau ou une concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 20 µg / g d’hémoglobine.30 joursRécupération du vieux plomb.

Grattage, brûlage, découpage au chalumeau de matières recouvertes de peintures plombifères.

C. 1. Néphropathie tubulaire, caractérisée par au moins 2 marqueurs biologiques urinaires concordants témoignant d’une atteinte tubulaire proximale (protéinurie de faible poids moléculaire : retinol binding protein (RBP), alpha-1-micro-globulinurie, béta-2-microglobulinurie…), et associée à une plombémie égale ou supérieure à 400 µg / L, confirmée par une deuxième plombémie de même niveau ou une concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 20 µg / g d’hémoglobine.1 an
C. 2. Néphropathie glomérulaire et tubulo-interstitielle confirmée par une albuminurie supérieure à 200 mg / l et associée à deux plombémies antérieures égales ou supérieures à 600 µg / l après exclusion des affections acquises susceptibles d’entraîner une macro albuminurie (complications d’un diabète).10 ans (sous réserve d’une durée minimale d’exposition de 10 ans)
D. 1. Encéphalopathie aiguë associant au moins deux des signes suivants :

– hallucinations ;

– déficit moteur ou sensitif d’origine centrale ;

– amaurose ;

– coma ;

– convulsions,

avec une plombémie égale ou supérieure à 2 000 µg / L.

30 jours
D. 2. Encéphalopathie chronique caractérisée par des altérations des fonctions cognitives constituées par au moins trois des cinq anomalies suivantes :

– ralentissement psychomoteur ;

– altération de la dextérité ;

– déficit de la mémoire épisodique ;

– troubles des fonctions exécutives ;

– diminution de l’attention

et ne s’aggravant pas après cessation de l’exposition au risque.

Le diagnostic d’encéphalopathie toxique sera établi, après exclusion des troubles cognitifs liés à la maladie alcoolique, par des tests psychométriques et sera confirmé par la répétition de ces tests au moins 6 mois plus tard et après au moins 6 mois sans exposition au risque. Cette encéphalopathie s’accompagne d’au moins deux plombémies égales ou supérieures à 400 µg / L au cours des années antérieures.

1 an
D. 3. Neuropathie périphérique confirmée par un ralentissement de la conduction nerveuse à l’examen électrophysiologique et ne s’aggravant pas après arrêt de l’exposition au risque.

L’absence d’aggravation est établie par un deuxième examen électrophysiologique pratiqué au moins 6 mois après le premier et après au moins 6 mois sans exposition au risque.

La neuropathie périphérique s’accompagne d’une plombémie égale ou supérieure à 700 µg / L confirmée par une deuxième plombémie du même niveau ou une concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 30 µg / g d’hémoglobine.

1 an
E. Syndrome biologique, caractérisé par une plombémie égale ou supérieure à 500 µg / L associée à une concentration érythrocytaire de protoporphyrine zinc égale ou supérieure à 20 µg / g d’hémoglobine. Ce syndrome doit être confirmé par la répétition des deux examens dans un délai maximal de 2 mois.

Les dosages de la plombémie doivent être pratiqués par un organisme habilité conformément à l’article R. 4724-15 du code du travail.

30 jours

 

NOTA : 

Conseil d’Etat, décision n° 322824 du 10 mars 2010, article 1er : Le tableau n° 1 de l’article 1er du décret du 9 octobre 2008 annexé au livre IV du code de la sécurité sociale est annulé en tant qu’il comporte, pour la néphropathie glomérulaire et tubulo-interstitielle référencée en C2, les mots après exclusion des affections acquises susceptibles d’entraîner une macro albuminurie (complications d’un diabète) , et pour l’encéphalopathie chronique référencée en D2, les mots après exclusion des troubles cognitifs liés à la maladie alcoolique.