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Maladie Professionnelle – Parathyroïdienne et Thyroïdienne

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Page mise à jour le 08/02/2020 par Association d'Aide aux Victimes de France

Maladie Professionnelle PARATHYROÏDIENNES et THYROÏDIENNES

L’article L. 434-2 du Code de la Sécurité sociale dispose, dans son 1er alinéa, que le taux de l’incapacité permanente est déterminé compte tenu d’un barème indicatif d’invalidité. Le présent barème répond donc à la volonté du législateur. Il ne peut avoir qu’un caractère indicatif. Les taux d’incapacité proposés sont des taux moyens, et le médecin chargé de l’évaluation garde, lorsqu’il se trouve devant un cas dont le caractère lui paraît particulier, l’entière liberté de s’écarter des chiffres du barème ; il doit alors exposer clairement les raisons qui l’y ont conduit.

SEQUELLES THYROÏDIENNES.

L’hypothyroïdie post-traumatique ne semble jamais avoir été observée en dehors de l’hypothyroïdie liée à un tableau de pan-hypopituitarisme.

Par contre, la relation d’une maladie de Basedow avec un traumatisme est généralement admise, l’accident jouant, dans la plupart des cas, le rôle de facteur déclenchant sur un terrain dans la plupart des cas prédisposés. Le délai d’apparition du syndrome peut être bref, les premiers signes apparaissant presque immédiatement. Il ne dépasse guère quelques semaines. Au-delà de deux mois, la relation ne peut plus être affirmée.

Les éléments d’appréciation de l’incapacité seront le tremblement, la tachycardie, l’exophtalmie, les troubles sympathiques, l’amaigrissement, les troubles digestifs. Un métabolisme basal sera toujours pratiqué, mais également un dosage du taux d’iode protéique du plasma et une épreuve de fixation de l’iode radioactif – réflexogramme achilléen.

Connaissant l’évolution de la maladie de Basedow, il faudra éviter une consolidation précoce et pratiquer des révisions régulières en prévision, soit d’une amélioration ou d’une aggravation, soit de l’apparition de complications propres au traitement appliqué.

– Maladie de Basedow, selon l’intensité des symptômes 5 à 40

A ce taux, s’ajoutera éventuellement un taux pour complication cardiaque (voir appareil cardio-vasculaire), sans que la somme des deux puisse dépasser 100 %.

SEQUELLES PARATHYROÏDIENNES.

L’hyperparathyroïdie ne saurait reconnaître en aucun cas une origine traumatique. Par contre, il peut arriver, dans certains cas exceptionnels, qu’à la suite d’un accident, une hypoparathyroïdie soit constatée et puisse être rattachée au traumatisme.

L’hypoparathyroïdie se traduit par des accidents de tétanie et une irritabilité neuro-musculaire. Elle se complique dans certains cas d’une cataracte, de convulsions, de calcifications cérébrales, de troubles des phanères ; elle se traduit par des crises aiguës de tétanie, des spasmes des muscles viscéraux, l’existence d’un signe de Chvostek, d’un signe de Trousseau (sensibilisés par l’hyperpnée provoquée), des malaises, de l’anxiété, voire des troubles mentaux.

La calcémie doit être mesurée, la phosphorémie, la calciurie, la phosphaturie donnent des résultats trop inconstants pour être retenus ; le test d’Ellsworth Howard permettra de différencier l’hypoparathyroïdisme vrai, des pseudo-hypoparathyroïdiennes. L’électromyographie mettra en évidence l’activité répétitive du neurone périphérique.

– Hypoparathyroïdisme légère, crises tétaniques et spasmes viscéraux rares. Peu de modifications des épreuves biologiques. Retentissement léger dans la vie professionnelle 10 à 30

– Hypoparathyroïdie compliquée ; aux taux précédents, il convient d’ajouter les taux résultant de l’atteinte fonctionnelle des organes concernés.